![]() |
|
|||
|
||||
Monsieur le représentant du ministre de l’Éducation, Prendre la parole à l’ouverture de ces assises me retrempe dans le milieu universitaire où j’ai toujours œuvré tout au long de mon parcours comme enseignant et chercheur en linguistique et comme recteur d’université. Je ne pouvais donc résister au plaisir de venir vous rencontrer ici, à Rio de Janeiro, au Brésil, cette terre ouverte sur de nouvelles chances de développement et d’épanouissement de l’humain, fondées sur la rencontre des expressions culturelles diverses qui les nourrissent. Cette terre qui aide à savourer les délices que procure la richesse des contacts postulant ainsi l’acceptation de la diversité culturelle, concept cher à la Francophonie au nom de laquelle je m’adresse à vous en cet instant précis. Voilà pourquoi, je ne puis mesurer le degré de mon émotion et de ma joie, cette joie qui aide à vivre avec un large souffle et à élargir les frontières de nos cœurs vers la solidarité, le dialogue guidé par les sentiments profonds et justes des hommes. Je voudrais dire toute ma gratitude aux organisateurs de ce colloque dont le thème intéresse au plus haut point la Francophonie. Monsieur le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, le président Abdou Diouf et Monsieur l’administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie, Monsieur Clément Duhaime, m’ont chargé de transmettre leurs cordiales salutations aux plus hautes autorités de ce pays, au Recteur de l’université qui nous accueille ainsi qu’aux organisateurs de ce séminaire. Ils auraient bien voulu être avec nous ce matin, mais les contraintes de calendrier ne pouvaient leur laisser le temps de venir goûter les délices de cet instant solennel. C’est fort du plaisir que procure la chaleur de la circonstance et de toute mon émotion que j’ai tenu à vous livrer en cette séance d’ouverture mes réflexions faites de mots attachés les uns aux autres comme l’ombre à la substance qui la produit. Le thème de ce séminaire qui nous réunit aujourd’hui est significatif et se situe, au cœur des préoccupations de la Francophonie pour qui la coexistence des langues et la diversité culturelle et linguistique tiennent une place de choix dans ses missions reprises dans son cadre stratégique décennal. Cela n’est pas fortuit car la Francophonie est basée avant tout sur la langue comme lien fondateur des pays membres. Ceci a généré un idéal de partage et de solidarité où on prend en compte les aspirations de l’homme avec ses besoins, ses attentes, ses langues et ses cultures. Voilà pourquoi, ces assises nous convient à un banquet d’esprit ouvert à tous les souffles en posant les questions essentielles au devenir des langues du monde. La question de la gestion des langues est toujours liée à l’exigence du respect d’une large diversité culturelle et linguistique qui est une véritable marque du vécu quotidien de l’homme au sein de l’univers. En effet l’unité du genre humain ne postule-t-elle pas la diversité culturelle et son acceptation ? Il devrait être acquis que chaque peuple est producteur de culture qui est l’expression de son attitude fondamentale et les langues avec elle. L’homme ne se conçoit, et en réalité ne se réalise que dans son altérité c’est-à-dire dans la conscience aiguë que l’autre est un autre moi, un autre que moi. C’est la reconnaissance de l’autre dans sa différence complémentaire et fécondante que se définit non seulement l’humanité, mais aussi l’avenir des peuples et des nations. Et, une gestion harmonieuse des langues du monde permet un dialogue efficace entre les peuples. Je ne voudrais pas déjà engager le débat. Ce serait prématuré. C’est pourquoi, je m’arrête là en espérant que l’écho de la voix se fera entendre en filigrane au cours de ces assises. Puissent ces réflexions aider à saisir les méandres de la question fondamentale qui nous préoccupera pendant les quelques jours d’échanges. Je souhaite plein succès à ces assises. Je vous remercie.
|
|
|||
|
||||
| Langues et cultures sur la Toile ― Étude 2007 | Portalingua | | Union latine |