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La Direction de Terminologie et Industrie des langues de l’Union Latine a été invitée par l’Observatoire International de la Langue Française à un colloque dédié à étudier la position du français dans les échanges mondiaux. Organisé à l’occasion de l’Année du Canada en France, et placé sous la présidence de M. Raymond Chrétien, Ambassadeur du Canada en France, en présence de M. Stéphane Dion, Ministre des Affaires Intergouvernementales, Ministre responsable des langues officielles du Canada, de M. Pierre-André Wiltzer, Ministre de la Coopération et de la Francophonie en France, de M. Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, la journée, inaugurée par M. Jean-Pierre Fourcade, Sénateur-Maire de Boulogne-Billancourt, s’organisait autour de deux tables rondes. La première, "Assurer la diversité linguistique face à la mondialisation : les politiques de rayonnement linguistique et culturel du français", a traité de comment savoir susciter l’appétit de la langue (française en l’occurrence) et les stratégies à utiliser pour lutter contre l’unilinguisme. La deuxième, dont le thème était : "Le rayonnement du français dans la mondialisation : stratégie globale et partenariats", a surtout débattu la "promotion" du français, rappelant les enjeux économiques liés à la diffusion plus ou moins large d’une langue. Selon certains intervenants le plus important était de faire que le français, en tant que langue véhiculaire, surtout avec les pays du Sud, serve aussi au développement économique de ceux-là, en les aidant à accéder à l’éducation pour tous en général, et aux nouvelles technologies en particulier. Dans la synthèse de la journée il a été rappelé que la diversité est en fait une richesse, et que le français, langue de nombreux pays, est de ce fait une langue partagée, dépourvue d’un centre unique, et par cela même, très riche. Cette richesse doit être reconnue et préservée, car elle le transforme ainsi, comme c’est le cas pour le portugais et l’espagnol, en langue de partage entre des cultures différentes. L’OILF souligne que les acteurs de la journée ont soulevé plus de points positifs que des raisons d’être pessimiste, et que la solution de la question posée viendrait d’une plus grande ouverture vers la diversité culturelle et linguistique. Monsieur Abdou Diouf, prenant la parole à la fin, a cité l’Union latine, en rappelant ce désir de promouvoir la diversité culturelle et le multilinguisme qui est celui de notre organisation, comme de la sienne, et de toutes celles qui participent aux Trois Espaces Linguistiques.
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