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Cette étude se concentre sur un
seul espace de l’Internet : la Toile.
La méthode permet de déterminer,
avec une bonne précision statistique, la
présence des langues dans l’espace
des pages web indexées par les moteurs
de recherche. L’extrapolation des résultats
vers l’espace entier est d’autant
plus risquée que l’espace des pages
indexées est un sous-ensemble de taille
réduite de l’espace total. Dans tous
les cas, il existe un espace de la Toile qui n’est
pas indexé par les moteurs de recherche,
constitué de pages protégées
par mot de passe, de bases de données et
d’une partie de pages générées
dynamiquement par des programmes comme Java. Quoique
cet espace soit riche en information pertinente
et pourrait avoir une taille d’un ordre
de grandeur supérieur à la partie
"visible" de la Toile, il échappe
à nos recherches. Enfin, et c’est
bien regrettable, nos résultats ne font
aucune espèce de distinction en ce qui
concerne la nature, la
qualité et la pertinence des pages
web.
Dans des études précédentes,
la place des langues dans l’espace des "groupes
de discussion" (Usenet) avait été
mesurée grâce à un moteur
spécialisé (DéjaNews). Ce
moteur a été repris par Google en
2001 mais les tentatives d’utilisation ont
été abandonnées pour cause
d’incohérence des résultats.
Il n’est pas exclu que nous puissions revenir
dans le futur sur cet espace de mesure.
Enfin, les deux espaces les plus riches de l’Internet
puisqu’ils touchent à sa partie la
plus noble et la plus humaine, à savoir
celui des courriers
électroniques et celui des communautés
virtuelles, ne sont pas mesurés.
En ce qui concerne les communautés virtuelles,
il faut cependant noter que la présence
de plus en plus fréquente sur le web des
mémoires des contributions dans les listes
de discussion et l’existence de nombreux
systèmes de conférences sur le web
permettent d’en tenir indirectement compte.
Une première approximation à la
mesure de la présence
des cultures sur l’Internet a également
été réalisée dans
le passé. Quoique ayant de très
grandes limitations méthodologiques, cette
étude a été réalisée,
à trois reprises, en juin 1996, en septembre
1998 et en septembre 2001, avec une cohérence
dans la méthode, ce qui a permis d’établir
d’intéressants paramètres
sur les évolutions [8].
Pour le lecteur curieux ou intéressé
par un approfondissement, l’ensemble des
résultats obtenus depuis 1996 et des détails
sur les méthodologies sont documentés,
en toute transparence, sur le site http://funredes.org/lc.
Nous acceptons avec plaisir et intérêt
les critiques, commentaires et suggestions, que
vous pouvez adresser à : contact@funredes.org.
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